Fermer
ad-box-image

Scoop : votre psy est humain

Par  29 février 2016

Il vous donne des conseils, vous explique comment gérer votre stress, vos enfants, votre couple, votre mère… Mais lui, comment fait-il ? Votre psy est-il plus heureux que vous ? Meilleur parent ? Meilleur conjoint ? Est-il complètement en paix avec lui-même ? La question arrache un sourire aux psys de Boddy. « Un psy n’est pas parfait, mais il doit être au clair avec lui-même », explique Marjorie Charles, psychanalyste. Mais arrive-t-il à s’appliquer les conseils qu’il vous donne ?

Dans l’esprit des gens, le psy doit avoir réglé tous ses problèmes, reconnaît Fabienne Kraemer, psychanalyste référente chez Boddy. Mais dans les faits, en dehors de leur cabinet, on doit vous l’avouer, le psy est un homme ou une femme comme les autres. 

Avec son compagnon, il n’est pas psy. Et heureusement. Car le psy qui fait le psy chez lui, ça passe mal… « A l’âge où mes copains traînaient leur doudou puant, je savais que c’était un «objet transitionnel», pareil pour l’oedipe autour de 6 ans. Tout perdait un peu de son charme, tout avait une raison d’être. J’ai eu l’impression d’un déterminisme implacable, je trouvais ça paralysant », témoigne Guillaume, fils de psy, dans un article de Marianne paru en octobre 2012. Une psy qui a eu un conflit familial s’insurge contre cette vision toute-puissante du psy : « Lors d’un gros conflit familial, tout le monde pensait qu’en tant que psy, j’aurais dû accepter l’irrationnel de mon émotion. Mais nous ne sommes pas des saints ! »

« C’est mieux de se poser des questions quand on est psy »

Donc, il peut passer de la sagesse personnifiée face à vous à un/une hystérique chez lui ? Et bien oui. « Il peut vous dire en séance que crier n’arrange rien et hurler en rentrant chez lui parce que ce n’est pas rangé. » Une de nos psys se confie : « ça m’est déjà arrivé de dire un truc à un patient et quand ça m’arrive, de me dire à moi-même « quand je pense que je lui ai dit ça !  » « On est humain ! rappelle Fabienne Kraemer, et être psy c’est comme un trajet. On est en chemin et c’est mieux de se poser des questions, plutôt que d’avoir un esprit fermé. »

Le psychologue est finalement un patient comme les autres puisqu’il a des problèmes personnels et peut se montrer anxieux.

Une alliance thérapeutique, ce sont deux personnes à égalité

Donc, vous venez d’apprendre deux choses : votre psy est humain et il n’est pas tout-puissant. Ce qui  lui fait déjà deux points communs avec vous : « il ne sait pas tout, rappelle Marjorie Charles. Une alliance thérapeutique, ce sont deux personnes à égalité. » Pour cette psychanalyste, ce qui fait de lui un bon psy, ce n’est pas tellement de tout faire parfaitement, mais « de reconnaître ses erreurs auprès de ses patients. » La seule différence du psy, c’est qu’il a la capacité de prendre du recul sur lui-même : « l’honnêteté du psy, c’est de reconnaître que sa réaction est émotionnelle ». Ce qui l’empêche absolument pas de participer à une crise familiale ou d’avoir du mal à gérer son anxiété.

Ce recul est essentiel. Car c’est exactement celui dont vous avez besoin durant une thérapie. « On doit être au clair avec nous-mêmes, assure Laure Rubinocci, nous sommes là pour analyser de manière neutre et non pour interpréter en fonction de notre histoire. C’est déontologique. Et si votre histoire ressemble à celle de votre psy, il peut faire appel à un superviseur – le psy des psys – pour être sûr qu’il analyse de manière neutre et non pas avec son interprétation. » « Le psy doit être quelqu’un de responsable », surenchérit Fabienne Kraemer. 

Finalement, soyez plus serein avec un psy qui vous dit qu’il s’est trompé, plutôt qu’avec un autre qui semble trop sûr de lui…

Vous pensez tout savoir sur les psys ? Faites le test en lisant cet article 

Sources

Des inquiétudes sur votre situation ? Besoin de conseils ? Les psychologues de Boddy sont disponibles pour échanger avec vous et vous accompagner.

Laisser un commentaire