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La douleur trahit un mal-être

Par  7 avril 2016

Vous avez des douleurs qui ne passent pas depuis plusieurs mois ? C’est dans la tête ! Cela ne veut pas dire que vous n’avez pas réellement mal. Ce sont des douleurs chroniques. Complexes, elles nécessitent de prendre en considération le corps… Et l’esprit ! La psychalgie est une douleur  de localisation diverse, d’origine psychique ; c’est votre corps qui somatise. Elle s’oppose à la douleur organique, liée à un problème physique. 

« Nous avons tous des seuils de tolérance à la douleur différent », explique Laure Rubinocci, psychologue spécialiste de la prise en charge de la douleur. L’expérience de la douleur se connaît très tôt (tomber et se faire mal, se brûler…) mais notre ressenti vis-à-vis de cette douleur sera différent en fonction de notre environnement par exemple. Marcher sur des braises, tenir le coup pour un tatouage ou lors d’un accouchement… L’expérience sensorielle et émotionnelle de la douleur est différente pour tout le monde. Comment expliquer qu’une femme qui décide d’accoucher sans péridurale dit ne pas avoir ressenti tant de douleurs que ça ? Car nous pouvons avoir une influence sur notre douleur, avoir une forme de contrôle sur les mécanismes de la douleur, explique la psychologue. « Nous pouvons avoir une influence sur notre gestion de la douleur. « C’est le cerveau qui décide ! Et l’éducation thérapeutique est possible.

Comment marche la douleur ?

La douleur est un message d’alerte de notre corps. Le point de départ douloureux (exemple : coup de marteau sur un pouce ) transmet un message nerveux aux nerfs dit sensitifs. l’influx nerveux (le message) va cheminer jusqu’au tronc cérébral (en dessous du cerveau). Un phénomène de décodage est ensuite réalisé pour le cerveau qui va alors l’enregistrer afin de se représenter cette douleur et la  garder en mémoire. C’est donc à cause du cerveau que la douleur est ressentie de façon  différente selon  les expériences antérieures, l’éducation  ou encore la culture.  L’organisme dispose alors de ses propres substances anti-douleurs appelées « endorphines » afin de réguler la douleur. Lorsqu’elle persiste sur le long terme, elle atteint nos capacités émotionnelles et fonctionnelles et devient une douleur chronique.

Un mal-être psychique…et physique

La douleur physique peut être provoquée par un syndrome dépressif ou anxieux  ; ou en engendrer. D’où la nécessité de s’adresser à un psychologue quand une douleur dure plus de six mois et qu’elle n’est soulagée par aucun traitement médical. C’est surtout la prise en charge psychologique qui aura un effet.

Même l’effet placebo marche ! Si le médecin prend le temps d’écouter son patient. Sans discussion, le traitement ne marche pas.

La douleur chronique enferme la personne, elle se replie sur elle-même. « Et comme les personnes qui souffrent sont souvent dans la plainte douloureuse, elles se retrouvent isolées, la communication avec la famille est parfois rompue. Tout cela se travaille en thérapie », décrit la psychologue.

Comment gérer la douleur ?

En premier lieu, il faut reconnaître le patient dans sa douleur, l’aider à mettre des mots dessus : localisez l’endroit douloureux, depuis combien de temps est-elle ressentie ? Quel est l’élément déclencheur ? Quand survient-elle ? « Certaines personnes la ressentent quand ils se retrouvent seuls chez eux et n’ont pas mal quand ils sont occupés ». Cette introspection donne déjà des éléments de réponse. Les techniques psycho-corporelles (yoga, relaxation sophrologie, hypnose…) et le renforcement des pensées positives « diminuent la résonance émotionnelle – on ne rajoute pas de stress ou de la fatigue – et augmentent le seuil de tolérance à la douleur », détaille Laure Rubinocci.

Les personnes qui pratiquent la relaxation régulièrement peuvent avoir une meilleure gestion de leur douleur. Elles apprennent à canaliser leur anxiété ou leur stress,  l’ensemble des composantes émotionnelles qui influent sur la douleur. En centre anti-douleur, la psychologue a également constaté que l’apaisement et le lâcher-prise jouaient sur la baisse de l’intensité de la douleur. « La seule résistance à ce processus d’apaisement, c’est vous. « Il y a souvent un refus de se poser la question du problème psychologique. Il faut faire tomber toutes les résistances afin que cela fonctionne, il faut vouloir le faire », prévient Laure Rubinocci.

Travaillez sur vos pensées positives en cultivant l’optimisme et en riant.

Des inquiétudes sur votre situation ? Besoin de conseils ? Les psychologues de Boddy sont disponibles pour échanger avec vous et vous accompagner.

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