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Dépassez votre complexe d’infériorité

Par  10 mars 2016

Trop petit, trop moche, trop stupide, au chômage, pas assez doué en cuisine ou en sport, handicapé,… La liste est sans fin. Les complexes d’infériorité peuvent être physiques, liés à des compétences, au statut social… Et ils vous gâchent la vie. Pourtant, en en prenant conscience et en travaillant, ce sentiment qui vous colle à la peau depuis toujours deviendra rapidement un mauvais souvenir.

De la dévalorisation au complexe de supériorité

C’est tellement plus facile de voir ce que vous n’êtes pas ou ce qui ne va pas chez vous ! « Vous n’en êtes pas toujours conscients, explique Marjorie Charles, psychanalyste, mais vous vous dévalorisez souvent tout en assurant que vous n’avez aucun complexe !  » Quand vous en avez conscience , vous développez des stratégies d’évitement afin de ne pas vous retrouver dans la situation qui appuierait là ou ça fait mal. « Dans ce cas-là, ce que l’on ressent, c’est la honte, précise la psychanalyste, un des sentiments les plus désagréables. »  A l’inverse, vous pouvez basculer dans le complexe de supériorité… « C’est une manière de compenser votre complexe d’infériorité en y rajoutant du mépris. »

Le complexe d’infériorité, une force

Dans un contexte normal, vous compenserez ce défaut présumé. C’est de cette manière que certaines personnes développent des dons. Pensez à Jamel Debbouze, Laurent Ruquier, Ben Affleck, Diane Krugger, des personnes handicapées qui accomplissent des prouesses sportives… Ils avouent tous leur complexe d’infériorité initial. Ils en ont fait un tremplin.

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Quatre conseils à mettre en pratique

1. Arrêtez de vous autoflageller et de vous juger en permanence

Essayez d’avoir un regard bienveillant sur vous, appréciez-vous.

2. Lâchez prise

… avec ce que vous pouvez entendre ou voir. Faire les compotes de bébé, se lever à 6 h pour aller faire son footing, faire front dans toutes les situations… Ne vous imposez pas toute cette pression et soyez doux avec vous. Vous aviez arrêté de fumer et vous avez rechuté ? Ce n’est pas grave.

3. Acceptez les échecs

Est-ce que c’est grave ? (encore !)  Apprenez à évaluer votre comportement : comment auriez-vous réagi dans une situation optimale ? « La prochaine fois, faites-le », conseille la psychanalyste.

4. Provoquez les opportunités

Soyez ouvert sur le monde et sur les autres et prenez des risques. « Ça peut être dur au début, mais le déblocage peut être très rapide ». Vous n’osez pas parler en public ? Faites-le face à une personne, puis dans un environnement sécurisant, ensuite au bureau… « Vos objectifs doivent être atteignables », précise Marjorie Charles. « Et quand vous vous sentez prêt, n’hésitez pas à valoriser votre travail ou vos réalisations auprès des autres », conclue Marjorie Charles.

Petit mémo à l’usage des parents

C’est dès l’enfance que s’installe le complexe d’infériorité, face à l’adulte pour commencer et puis vis-à-vis des copains… Vous pouvez aider vos enfants et leur éviter de conserver ce complexe à l’âge adulte.

  • Ne mettez pas d’étiquettes sur vos enfants
  • Protégez-les des projections de votre famille, des amis.. Quelques exemples : « tu seras nul en maths comme ta mère », « turbulent comme ton père »…
  • Et si ce type de propos arrive jusqu’aux oreilles de votre enfant, discutez-en avec lui
  • Revoyez votre échelle de valeur
  • Valorisez vos enfants
  • Encouragez-les à prendre des risques
  • Si vous avez confiance en vous, il y a plus de chances que votre enfant en fasse de même

La cause principale du complexe d’infériorité est le manque de confiance en vous. Chinez quelques conseils pratiques dans cet article.

Des inquiétudes sur votre situation ? Besoin de conseils ? Les psychologues de Boddy sont disponibles pour échanger avec vous et vous accompagner.

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