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L’arrêt du tabac : votre challenge

Par  1 avril 2016

Lacez vos baskets, échauffez-vous, préparez votre mental… Boddy va vous coacher pour… Arrêter de fumer ! Il n’y a rien de plus démotivant que d’arrêter de fumer : le sevrage est une horreur, les effets du manque sont insupportables et l’échec est assuré. Ces arguments ne vous encouragent pas à vous lancer ? Et pourtant, au moins, maintenant, les choses sont claires : il va falloir vous préparer et apprendre à rebondir sur vos échecs. Vous savez désormais où vous mettez les pieds. « L’arrêt du tabac est assimilable à un parcours sportif », explique Marjorie Charles, psychanalyste. Mais c’est un marathon, pas un sprint. Par quoi commencer ? La motivation. L’arrêt de la cigarette est généralement lié à la volonté de préserver sa santé ou à l’urgence médicale. « Cette démarche est plus difficile pour les gros fumeurs qui se voient dans l’obligation d’arrêter, reconnaît Marjorie Charles, les plus jeunes qui font cette démarche avec un projet de vie en tête, ont de grandes chances de réussir. »

Le plus dur, c’est l’abstinence

« Elle paraît intolérable. » Et pour cause, les effets du manque sont nombreux et semblent insupportables car ils sont à la fois physiques et psychologiques. Ils sont à l’origine de nombreux échecs car les fumeurs préfèrent fumer plutôt que de les endurer. On vous les liste ? Allez courage… Toux sèche, irritation, angine, palpitations cardiaques, douleurs abdominales, insomnies, rêves perturbés, sommeil plus difficile, prise de poids… La souffrance physique est forte, mais les symptômes s’estompent après un ou deux mois. Cette énumération ne vous motive pas ? Pourtant, vous savez désormais à quoi vous en tenir et vous pouvez vous préparer à ce challenge. C’est justement parce que les fumeurs n’ont pas connaissance des conséquences de l’arrêt du tabac qu’ils se démotivent vite, selon la psychanalyste. « On leur dit qu’ils vont très rapidement retrouver le goût, le souffle… mais c’est surtout pour les grands fumeurs et les personnes plus âgées. » D’où la nécessité d’une préparation mentale. Vous refumez après un long ou bref arrêt ? L’échec en est un, uniquement si vous le considérez ainsi. « Même s’il y a une reprise, ce n’est pas un échec, estime la psychanalyste, dites-vous que si vous l’avez fait une fois, vous pourrez le refaire. »

La manière douce pour arrêter de fumer

  • Optez pour un arrêt progressif. 80 % à 90% des personnes qui arrêtent de fumer brutalement échouent. L’arrêt progressif, c’est aller vers la réussite. Cela peut durer plus d’un an, « il ne faut pas vouloir aller trop vite », conseille Marjorie Charles.
  • Tenez un journal dans lequel vous notez les cigarettes que vous fumez et ce à quoi elles sont liées : plaisir, colère, automatismes…
  • Relisez votre journal pour constater votre progression.
  • Multipliez les petites (et inoffensives) addictions. Fumeurs, vous risquez de passer d’une addiction à une autre. Alors autant multiplier les addictions moins néfastes (sport, lecture, chocolat,…) pour ne pas retomber dans un autre piège.
  • Luttez contre la culpabilité. Chaque tentative est un pas de plus vers l’arrêt complet. « Quand un fumeur divise sa consommation par deux, il multiplie ses chances d’arrêter de fumer dans les deux ans », précise la psychanalyste.
  • Anticipez les situations compliquées. Comment ferez-vous lors de cette future soirée ? Avec vos amis fumeurs ?
  • Faites-vous accompagner. Votre médecin, un psychologue, un tabacologue, des structures d’aide avec des plateformes d’assistances, comme tabac-info service peuvent vous aider.
  • Ayez toujours sur vous des substituts au tabac : gommes à la nicotine, bonbons sans sucre, cigarette électronique, balle anti-stress ou autre.
  • Investissez l’argent économisé des cigarettes dans une méthode d’aide à l’arrêt : hypnothérapie, acupuncture, aromathérapie, homéopathie.

Vous n’arrivez pas à vous lancer ? Relisez cet article qui énumère toutes les bonnes raisons d’arrêter de fumer et rester non-fumeur. Vous transférez votre addiction sur d’autres produits moins nocifs comme le chocolat ou les jeux vidéo ? Sachez vous modérer comme le conseil l’addictologue Laurent Karila dans cet article.

Des inquiétudes sur votre situation ? Besoin de conseils ? Les psychologues de Boddy sont disponibles pour échanger avec vous et vous accompagner.

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