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Facebook plus fort que la cocaïne

Par  26 février 2016

Une journée sans Facebook… C’est envisageable pour vous ? Ne faites pas cette tête… On peut s’y mettre tous ensemble dimanche 28 février à l’occasion de la journée mondiale sans Facebook. Allez, vous oubliez les likes, les posts, les commentaires et le petit « ting » qui indique les notifications et vous distrait immédiatement. Vous prenez votre vélo, votre chien, votre râteau ou un bouquin et vous regardez ce qu’il se passe dans la vraie vie.

Facile ? Tant mieux, cela veut dire que vous ne faites pas partie des accros à Facebook qui seraient capables d’y passer trois heures par jour. Vous saviez que Facebook avait les mêmes effets sur votre cerveau que la cocaïne ? Une vraie drogue. On vous explique pourquoi.

Facebook, une drogue

Une récente étude réalisée par l’Université de Californie a révélé que l’utilisation de Facebook active les mêmes zones du cerveau que la prise de cocaïne. Elle a également mis en avant que les plus fervents utilisateurs de Facebook réagissaient plus vite à un stimulus de Facebook qu’à un problème sur la route. Et ces derniers connaissent les mêmes symptômes de manque que les toxicomanes en sevrage.  En 2013, l’Université de Winchester a demandé à dix accros à Facebook, ainsi qu’à dix prolifiques utilisateurs de Twitter de s’éloigner des réseaux sociaux pendant un mois. Ils ont d’abord découvert que Twitter était moins addictif que Facebook, car moins social. Mais surtout, sans Facebook, les accrocs se sont sentis coupés du monde et se sont isolés de leur famille et de leurs amis.

Mais pourquoi une telle puissance addictive ?

  • Le désir de ne pas être oublié
  • Le sentiment d’être intégré socialement
  • Facebook est un moyen d’obtenir reconnaissance et satisfaction car finalement, vous vous intéressez plus aux réactions de vos amis à vos statuts, qu’à leurs informations
  • Le fait d’ajouter des amis ou d’être ajouté nous donne du plaisir

Pourquoi une surconsommation peut-elle être nocive ?

Facebook « nous pousse à nous comparer à nos amis et à réduire la satisfaction que nous éprouvons au sujet de notre propre vie », explique Dilney Gonçalves, professeur de marketing à l’IE Business School et auteur d’une étude sur l’impact de Facebook sur nos émotions. « Sur Facebook, les gens ont tendance à poster des choses positives sur eux-mêmes, à donner une bonne image d’eux-mêmes. Plus vous avez d’amis, plus vous êtes submergé de posts laudateurs à propos de vos contacts. Votre vie peut paraître fade en comparaison« , précise-t-il dans un article paru en juillet dernier dans l’Express.  Bref, à cause de Facebook vous pouvez trouver votre vie dénuée de sens. C’est triste. Selon le chercheur, le seuil d’amis à partir duquel il y a un réel impact sur nous est 350. Mais accepter et être accepté par des amis procurent trop de plaisir. L’utilisateur a du mal à y résister… Ce cercle vicieux ne vous fait pas penser à celui de la drogue : prendre du plaisir et être mal.

Voici ce que Facebook provoque chez vous…

Des conseils pour votre sevrage

  • Modérez vos informations personnelles, plus vous en mettrez, plus vous irez dans la surenchère
  • Prenez l’habitude de créer du lien non virtuel
  • Obligez-vous à avoir des moments de solitude, d’introspection. Plutôt d’attendre que vos amis commentent votre vie, pourquoi ne pas y réfléchir vous-même ?
  • Supprimez l’appli Facebook de votre smartphone, vous serez ainsi obligé de réduire vos visites sur le réseau social
  • Refusez les notifications afin ne pas être happé par ce flux d’informations

Vous ne pensiez pas qu’il était possible d’être dépendant d’autre chose que d’une drogue ? Lisez notre article sur les addictions sans substance.

Sources

Des inquiétudes sur votre situation ? Besoin de conseils ? Les psychologues de Boddy sont disponibles pour échanger avec vous et vous accompagner.

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